Takis, Aeolian, 1986
Présenté par White Cube
Né en 1925 à Athènes, décédé en 2019 à Athènes
613 x 500 x 500 cm
Fer peint et sphères en polystyrène
Tirant leur nom du dieu grec du vent Éole, les harpes éoliennes étaient des instruments de musique placés dans l’encadrement d’une fenêtre ou en extérieur pour que le vent « joue » en traversant leurs cordes. L’artiste grec Takis leur rend hommage avec la série de sculptures Aeolian : des pylônes en acier dont les bras horizontaux soutiennent des demi-sphères peintes, inspirés à l’artiste par des formes de la vie courante. Lorsqu’elles sont balayées par la brise, ces formes orbitales s’animent en tournoyant sur elles-mêmes. Artiste autodidacte, Takis, pionnier du mouvement d’art cinétique, intègre le mouvement, l’interactivité et les principes physiques dans ses créations.
Ouvert jusqu’au 5 novembre, de 8h à 1h
Accès libre et gratuit
Miu Miu est le Partenaire Officiel du Programme Public
Audioguide
Cliquez ici pour écouter notre audioguide et en savoir plus sur le projet de Takis.
Notice rédigée par les élèves de l'École du Louvre
Artiste moderne et avant-gardiste, Panayiotis Vassilakis, dit Takis, est un sculpteur grec autodidacte né à Athènes en 1925. Considéré comme un pionnier de l’art cinétique dans les années 1960, Takis élargit le champ de l’art à la science et à la technologie. Influencé par l’invention du radar en 1955 et la découverte des champs magnétiques en 1958, il a pour objectif de rendre visibles les phénomènes physiques non perceptibles à l’oeil, comme le magnétisme ou l’électricité.
Aeolian est une sculpture éolienne monumentale (613 x 500 cm) en fer peint. L’oeuvre se présente sous la forme d’un pylône en acier noir reposant sur un pied étroit. La tige horizontale en partie supérieure s’apparente à une sorte de balancier. Elle soutient deux demi-sphères en polystyrène à ses extrémités, peintes en jaune et noire. Ces formes orbitales tournoient au contact du vent grâce à la présence de vis d’Archimède qui permettent ce mouvement circulaire.
Aeolian tire son nom du dieu grec du vent Éole. En effet, placée en extérieur, cette sculpture danse au rythme des déplacements de l’air dans l’espace. Takis crée une sculpture mouvante aux formes simples et poétiques qui fascine les spectateurs avec son mouvement fluide et captivant, incitant chacun à s’arrêter et à contempler les interactions entre la nature et l’art. Cette expérience interactive invite chaque spectateur à une réflexion et une méditation profonde sur notre environnement.
L’artiste réinvente le concept des harpes éoliennes qui étaient placées en plein air ou à proximité d’ouvertures afin d’émettre des sons sous l’action du vent. Il s’en inspire pour capter les courants aériens et matérialiser la complexité des flux dans son oeuvre.
Takis aime combiner dans ses oeuvres le passé et le présent, en associant la nature et les lois de la physique pour développer des formes uniques incarnant à la fois le temps, l’espace et l’énergie. Nombreuses sont les oeuvres de Takis qui sont installées dans l’espace public à l’instar d’Aeolian ou de Forêt Lumineuse. Installée depuis 1987 sur l’Esplanade de La Défense, son oeuvre Forêt Lumineuse renoue avec le message véhiculé par l’artiste : faire de la sculpture, mais autrement.
Justine Monsimer et Clara Fima